
Chères Consœurs, chers Confrères,
En 2027, sous l’effet conjugué de l’inflation et du vieillissement de la population, la charge des retraites s’alourdira de 12 milliards d’euros. À elle seule, l’indexation des pensions sur l’inflation représente un coût de 6 milliards d’euros.
Dans le cadre de la préparation du budget 2027, qui, selon le Gouvernement, nécessitera un effort majeur, plusieurs mesures susceptibles de mettre les retraités à contribution sont évoquées :
- le gel des pensions,
- la désindexation partielle des pensions sur l’inflation,
- le plafonnement de l’abattement fiscal de 10 %.
À ce stade, il ne s’agit que de pistes. Mais ce débat rappelle combien la question du financement des retraites demeure centrale.
Quelles que soient les mesures qui pourraient être retenues, celles-ci ne concerneraient que les pensions de retraite de base, puisque le niveau de revalorisation des retraites complémentaires reste à la main des Caisses de retraite qui en assurent la gestion.
À la CAVP, en 2027, je souhaite qu’il n’y ait pas de désindexation des pensions de retraite complémentaire. Parce que nous sommes autonomes dans la gestion de notre régime, je proposerai au Conseil d’administration de nous appuyer sur la dynamique de notre régime de capitalisation pour limiter l’impact négatif de la désindexation des pensions de retraite de base.
Le 3 décembre prochain, vos administrateurs se réuniront pour voter les paramètres 2027 de vos régimes, dont le taux de distribution du régime de capitalisation. Je vous en informerai aussitôt.
Dans un environnement économique et budgétaire incertain, nous continuerons d’agir avec pour exigences de préserver au mieux le niveau des pensions des retraités et de garantir durablement l’équilibre de nos régimes, tout en restant attentifs à la capacité contributive des pharmaciens en activité.
Bien confraternellement.